via BookPublishingNews
2 décembre 2008
Dailylit lance l'échantillonneur de livre
via BookPublishingNews
3 novembre 2008
Diriger un groupe d’édition
9 mai 2008
Les auteurs gagnent en authonomy ?
Le concept, très proche de celui de publie.net (François a toujours un temps d'avance), est simple : les auteurs en herbe peuvent charger sur la plateforme les chapitres de leurs opus afin que le reste de la communauté puisse les lire, faire des commentaires et éventuellement favoriser l'émergence d'un titre via le bouche à oreille.Comme le remarque James Bridle de booktwo.org, le véritable défi sera de sensibiliser les auteurs non publiés et de les persuader de déposer leurs travaux en ligne.
La fin d'O'Reilly France
O'Reilly France ferme boutique.
Alors que Tim développe ses activités tout azimuts outre-atlantique, le marché francophone de l'édition informatique (et STM au sens large) n'assure pas un cash-flow suffisant pour le maintien de la structure française.
Toujours est-il que cela risque de porter un coup au développement numérique de l'édition STM qui était jusqu'à présent en première ligne.
via immatériel
5 avril 2008
HarperCollins fait glisser le modèle
Cette nouvelle entité cherche à améliorer le modèle économique du secteur en limitant le mécanisme du pilon qui participe à la surproduction et en favorisant la vente sur les canaux de distribution en croissance. M. Miller d'annoncer : L'idée est d'examiner tous les aspects que nous pensons être mauvais et d'essayer de les modifier. Il y a tant d'inneficience dans notre secteur, tant de gaspillage qu'il est temps d'au moins expérimenter des approches qui peuvent éliminer ce gaspillage.
Selon Jane Friedman, CEO d'HarperCollins, C'est le bon moment pour expérimenter un nouveau business model. Nous faisons face à un marché en pleine évolution. Dans ce moment de grande volatilité, où nous reconnaissons tous les aspects qui posent problèmes comme la hausse des à-valoir, les forts taux de retours et le fait que les gens lisent de plus en plus en ligne, nous voulons offrir une information dans tous les formats souhaités.
Si les grands auteurs ne seront pas intéressés par ce modèle, M.Miller pense pourvoir capter des auteurs majeurs qui ont écrit un livre non publié qui ne correspond pas à leur image ou des auteurs en attente de succès.
Les libraires qui, selon Miller, ne sont pas satisfaits par le système du retour, vont devoir faire face à un nouveau durcissement des conditions commerciales. Ceci au moment où les géants que sont B&N et Borders alertent les marchés de l'impact du ralentissement de l'économie US sur leur activité.
Via Wall Street Journal et New York Times
24 mars 2008
Changements numériques et acclimatation des oiseaux rares
Le site penguin.co.uk a connu une refonte. Il intègre à présent des applications 2.0 (blog, syndication rss...) et son ergonomie s'est fortement améliorée (navigation interne, pertinence des liens vers les autres sites du groupe...). Il propose une découverte de l'œuvre avant achat avec Tasters, un outil de mise à disposition des premiers chapitres de toutes les nouveautés aux formats électroniques (pour PC, livres électroniques, Palm, Blackberry et iPhone).
Penguin a également lancé cette semaine une expérience littéraire, We tell stories, basée sur une série de six nouvelles utilisant Google Maps, laissant suffisament d'indices pour faire apparaître une septième histoire, cachée sur la toile et faisant l'objet d'un concours (à découvrir chez Virginie).
Enfin, le premier titre des Penguin Enhanced e-Book Classics, une série de titres disponibles aux formats électroniques verra le jour en mai prochain. Les livres électroniques contiendront des bonus comme une filmographie et des illustrations. Le recours aux classiques peut en effet constituer un socle intéressant pour tester les possibilités du numérique. Mais un prix équivalent à la version papier et une offre restreinte (seulement 10 titres proposés en 2008) ne me semblent pas de nature à développer structurellement le marché.
Petite vidéo de Reuters qui reprend certains de ces éléments:
9 mars 2008
Mener des partenariats pour accroître les comptences
HarperCollins poursuit la mise en oeuvre de sa stratégie de développement numérique. The Bookseller rapporte que le groupe a fait l'acquisition de The Friday Project, maison spécialisée dans le web to print, la publication papier de talents trouvés sur Internet. Créée en 2005, la société serait financièrement mal en point. Par-delà l'acquisition des droits de quelques titres, il s'agit d'utiliser l'expertise de la structure pour donner une nouvelle ampleur aux actuelles opérations numériques . 5 mars 2008
Marchés B2B, business modèles
En écho au billet de J.-M. Salaün sur les résultats 2007 de Reed-Elsevier, je souhaitais faire un parallèle avec la copie de Wolters Kluwer (WK) et mettre en exergue la dynamique des groupes qui ont intégré depuis quelques années la dimension numérique dans leur stratégie de développement.
Editeur de plusieurs centaines d’ouvrages et périodiques à destination des professionnels, WK se définit aujourd’hui comme un leader des solutions d'information pour les professionnels. Tout comme Reed–Elsevier, le groupe opère depuis quelques années un glissement de son activité. En complément du support papier, WK propose une vaste gamme de progiciels de gestion (ERP) et autres solutions en ligne accessibles via des portails ou des webservices. En 2007, les revenus tirés de ces activités en ligne ont progressé de 9% et représentent dès lors la moitié du chiffre d'affaire du groupe. Une grande partie de l’activité étant effectuée outre-atlantique, la faiblesse de l’USD a impacté sur la croissance du chiffre d'affaire qui s'établit à 1%. Ceci est contrasté par une progression de 25% du résultat d’exploitation (+1% de CA et +25% de résultat!!). L’EBITA en croissance de 20% réplique une hausse de 17% en 2006. La baisse des coûts structurels pour un montant de 161 millions d’euros (128 millions en 2006) est en grande partie imputable aux efforts de restructuration consentis par le groupe mais il y a fort à croire que l’optimisation de l’informatique éditoriale ainsi que les économies liées à la substitution des activités online au papier (fabrication, impression, acheminement) contribuent déjà amplement (et d'autant plus dans les années à venir) à une plus juste gestion des opérations.
Certes le modèle économique des marchés B2B ne subit pas les mêmes contraintes que l'édition tous publics (clients captifs, faible élasticité-prix qui donne moins d’importance au phénomène de gratuité particulièrement prégnant sur la toile). Mais ces exemples montrent que le numérique permet à l'éditeur de se recentrer sur son cœur de métier en se basant sur les compétences distinctives de la maison d'édition et en proposant des offres en phases avec les différentes pratiques et besoins des lecteurs. Les éditeurs traditionnels doivent s'inspirer de ces modèles. Car si le numérique peut offrir des relais de croissance, il s'avère également être un levier puissant pour poursuivre la nécessaire rationalisation du processus de production.
3 mars 2008
Internet, gratuité et modèles économiques
Technology is giving companies greater flexibility in how broadly they can define their markets, allowing them more freedom to give away products or services to one set of customers while selling to another set.
Anything that touches digital networks quickly feels the effect of falling costs. There's nothing new about technology's deflationary force, but what is new is the speed at which industries of all sorts are becoming digital businesses and thus able to exploit those economics.
En prime, la présentation de Chris:
25 février 2008
Nouveaux comportements, nouvelles offres
Autre alternative, Bayard propose via Cyberlibris une offre de consultation gratuite contre inscription en ligne. L'éditeur mène une expérimentation dans la lignée de l'offre d'Eon, filiale d' HarperCollins.12 février 2008
La vente parcellisée chez Random House
11 janvier 2008
Tendances 2008 de l'édition US
Mike Shatzkin, CEO de The idea Logical Company et consultant es changements numériques dans l'édition depuis 20 ans, présente dans Publishers Weekly les quinze tendances à observer en 2008. Si certaines prédictions peuvent paraître presque fantaisistes (notamment un niveau de vente de livres électroniques escompté à 2 % du CA du livre aux USA soit
1. 2008 sera l'année des auteurs. Les initiatives menées par HarperCollins et Random House seront suivies par d'autres éditeurs. Les auteurs vont sortir de leur dépendance vis à vis des éditeurs grâce à l'autopublication et l'autopromotion. De nouveaux services comme Knol, le wiki de Google faisant appel à des auteurs qualifiés risquent de modifier le statut de l'auteur et sa reconnaissance en ligne. Certains vont jusqu'à penser que le changement de paradigme pourrait arriver par les auteurs. A contrario, les agents vont commencer à se restructurer car les conditions du marché vont rendre difficile le maintien des petites agences.
2. Les maisons d'édition vont commencer à acquérir ou lier des alliances avec des sites web afin d'obtenir du contenu pour leurs ouvrages et pour atteindre leur coeur de cible.
3. Les ventes de livres personnalisés, rendues possibles par les développements combinés de l'autopublication et de l'impression à la demande, seront substantielles pour Noël 2008.
4. Le XML et la conception multi-supports ne seront plus considérés comme des options. Les ventes de livres personnalisés vont mettre en exergue les possibilités de réallocation du contenu des livres du catalogue.
5. Dans ce cadre, les éditeurs proposeront des versions Hardcover de leurs ouvrages paperback. On verra également poindre de manière parallèle des offres pour les supports électroniques.
6. Les éditeurs vont commencer à offrir des packages incluant livre papier & livre-audio voire même livre papier & livre-audio & livre électronique.
7. La popularité des livres électroniques va s'accroître. Les titres supportés par le Kindle d'Amazon (ie le format PRC de Mobipocket ) devant tracer la voie, les éditeurs doivent s'assurer que les ouvrages qu'ils mettront en ligne supportent bien ce format. Par ailleurs, voyant la croissance de l'utilisation du kindle d'Amazon et du Sony Reader, Apple va rendre le iPod capable de lire des livres électroniques.
8. Les ventes de livres électroniques pour les bibliothèques publiques devraient s'accroître comme c'est déjà le cas pour les bibliothèques universitaires.
9. La publicité en ligne devrait encore prendre des parts de marché au détriment des traditionnels vecteurs de communication.
10. Les grands salons comme Frankfurt ou Londres vont perdre de leur importance au profit d'une activité commerciale continue.
6 janvier 2008
Reconsidérer la chaîne du livre
La vision traditionnelle de la chaîne du livre présente un processus industriel allant de l’auteur au lecteur en suivant un cheminement par étapes successives durant lequel chaque acteur apporte une valeur ajoutée. Dans ce cadre, le livre connaît deux cycles de vie. Le premier cycle décrit la phase de production et de commercialisation de l’ouvrage. Il est dépeint par ladite chaîne et (globalement) maîtrisé par les acteurs du secteur. Le second, la phase post-achat, n’a été que peu analysé et ne semble réellement intéresser le milieu.
Vision traditionnelle de la chaîne du livre : une économie de l’offre
Une vision dynamique de la chaîne du livre
Cette vision semble décrire une réalité directement observable pour un certain nombre de genres comme l’éducation et la référence. Mais son caractère heuristique peut être remis a priori en question pour les ouvrages qui relèvent de genres tels que la littérature ou l’essai. Adopter cette attitude tend à reconsidérer la vision de l’auteur comme artiste maudit vivant dans une tour d’ivoire sans interaction avec le monde qui l’entoure. Valable au XIXème siècle, cette approche ne paraît plus en concordance avec une conception décentralisée de la création artistique. En effet, les évolutions technologiques et sociales tendent à faire glisser le paradigme de la création dans une posture qui peut être résumée par la déclamation de Bertrand de Chartres : « Nous sommes des nains juchés sur les épaules de géants ». Par ailleurs, on peut penser que ce phénomène prend place dans un cadre plus global au sein duquel la demande du lecteur prend une place plus conséquente* dans la détermination de l’offre éditoriale. Certains iront même jusqu’à penser que le secteur se trouve sur un point d’inflexion et qu’il devrait être marqué par un passage d’une économie de l’offre à une économie de la demande.
Ce changement d’attitude est poussé par les actions des nouveaux entrants dont la stratégie est résolument centrée sur une approche client. Les acteurs du secteur doivent donc adapter leur positionnement face à ces changements structurels qui dépassent largement les confins de l’édition. La chaîne du livre s’en trouve donc renouvelée. Cette tendance risque d’être renforcée par l’arrivée des supports dématérialisés qui offrent de nouveaux créneaux d’exploitation.
On note à ce titre que la demande est de plus en plus analysée dans certains genres littéraires à la mode tels que les littératures policière ou la science fiction. Les lignes éditoriales ont tendance à prendre en considérations les caractéristiques de la demande afin de proposer une offre qui soit en adéquation.
31 décembre 2007
Zones, nouveau modèle économique et résistance éditoriale
En ce début d'année, je tenais à revenir sur l'arrivée en 2007 d'une intéressante expérience : les éditions Zones. Zones est un label des éditions
Zones s'appuie sur une identité graphique forte (assurée par les graphistes de l’atelier devalence et qui vient d’être récompensée par le jury du Concours des plus beaux livres français 2007) et l’élaboration d’objets éditoriaux atypiques. On y trouve pèle mêle : Col Blanc, un roman graphique américain de 1940, Propaganda, un ouvrage considéré comme la théorie des relations publiques de 1928 mais également des œuvres d’auteurs contemporains et un recueil de lettres de non-motivation.
Jusque-là rien de réellement révolutionnaire. C’est sans compter le modèle économique du label qui conjugue une publication commerciale classique sur papier et la diffusion en libre accès sur Internet. On peut effectivement visionner l’intégralité des ouvrages sur le site ou via des widgets.
L'espérance de viabilité économique de cette expérience réside dans la nature même de l'objet livre qui découle du postulat suivant : le livre doit être un véritable objet graphique pour pouvoir être désiré. Cette hypothèse semble heuristiquement juste si l’on observe les volumes vendus. Je ne possède pas de chiffres certifiés mais le classement proposé par Amazon.fr faisait pointer Propaganda le 23 décembre (2 mois et demi après sa date de sortie) à la 97ème place.
Il s’agit selon l’éditeur d’ « une démarche qui, dans son travail sur la forme, le format et le mode de diffusion traduit matériellement le désir que d’autres choses (re)deviennent possibles ».
Espérons que cet essai puisse trouver une viabilité et donner de nouvelles idées à d’autres éditeurs.