3 novembre 2008
Diriger un groupe d’édition
7 juillet 2008
Pratiques et enjeux de la récupération des métadonnées associées aux livres
Le think tank, très technique au demeurant, a abordé des points tels que le serveur de la Bnf, les différents web-service existants comme Electre, Titelive, Decitre. Le groupe est également revenu sur les informations disponible via Dilicom - le contenu et le fonctionnement du Fel - les enrichissement à apporter au Fel et sur les différents entrepôts OAI qui existent (CAIRN - Gallica 2 ...) et ceux qui vont se créer chez les E-distributeurs (numilog,TiteLive ...). Il s'agissait de savoir ce que contiennent ces entrepôts, comment les interroger et comment en interroger plusieurs à la fois afin de vendanger les informations et créer un entrepôt qui puisse être à la disposition des autres.
J'ai surtout relevé que :
- les bibliothèques sont très demandeuses de données
- aucun système n'est réellement satisfaisant
- il est impératif d'utiliser les informations délivrées par la bnf
- le maître en la matière reste Thierry Giappiconi.
Parmi les intervenants, du beau monde : Françoise Bourdon (BNF), Isabelle Aveline (Zazieweb), Hélène Clémente (SLF), Mélanie Petit (Mediathèque CCPE), Joachim Breton (Cnl),Thierry Giappiconi (bm de Fresnes), Silvère Mercier (bibliobsession), Bernard Strainchamps (bibliosurf), Pierre Frémaux (Babelio)...
Enfin on ne remerciera jamais assez s'Hubert.
9 mai 2008
Les auteurs gagnent en authonomy ?
Le concept, très proche de celui de publie.net (François a toujours un temps d'avance), est simple : les auteurs en herbe peuvent charger sur la plateforme les chapitres de leurs opus afin que le reste de la communauté puisse les lire, faire des commentaires et éventuellement favoriser l'émergence d'un titre via le bouche à oreille.Comme le remarque James Bridle de booktwo.org, le véritable défi sera de sensibiliser les auteurs non publiés et de les persuader de déposer leurs travaux en ligne.
17 avril 2008
L'auteur le plus édité de la planète
Notre homme n'est pas réellement auteur mais plutôt collecteur. En compilant des algorithmes issus du web sémantique avec l'impression à la demande, il a développé un outil permettant notamment d'écrire et d'éditer un livre de manière automatique en un temps record.
Preuve par l'exemple dans cette vidéo (où un ouvrage scientifique est généré en moins de 13 minutes !)
Pour les puristes, la page Method and apparatus for automated authoring and marketing décrit le concept de l'invention.
6 janvier 2008
Reconsidérer la chaîne du livre
La vision traditionnelle de la chaîne du livre présente un processus industriel allant de l’auteur au lecteur en suivant un cheminement par étapes successives durant lequel chaque acteur apporte une valeur ajoutée. Dans ce cadre, le livre connaît deux cycles de vie. Le premier cycle décrit la phase de production et de commercialisation de l’ouvrage. Il est dépeint par ladite chaîne et (globalement) maîtrisé par les acteurs du secteur. Le second, la phase post-achat, n’a été que peu analysé et ne semble réellement intéresser le milieu.
Vision traditionnelle de la chaîne du livre : une économie de l’offre
Une vision dynamique de la chaîne du livre
Cette vision semble décrire une réalité directement observable pour un certain nombre de genres comme l’éducation et la référence. Mais son caractère heuristique peut être remis a priori en question pour les ouvrages qui relèvent de genres tels que la littérature ou l’essai. Adopter cette attitude tend à reconsidérer la vision de l’auteur comme artiste maudit vivant dans une tour d’ivoire sans interaction avec le monde qui l’entoure. Valable au XIXème siècle, cette approche ne paraît plus en concordance avec une conception décentralisée de la création artistique. En effet, les évolutions technologiques et sociales tendent à faire glisser le paradigme de la création dans une posture qui peut être résumée par la déclamation de Bertrand de Chartres : « Nous sommes des nains juchés sur les épaules de géants ». Par ailleurs, on peut penser que ce phénomène prend place dans un cadre plus global au sein duquel la demande du lecteur prend une place plus conséquente* dans la détermination de l’offre éditoriale. Certains iront même jusqu’à penser que le secteur se trouve sur un point d’inflexion et qu’il devrait être marqué par un passage d’une économie de l’offre à une économie de la demande.
Ce changement d’attitude est poussé par les actions des nouveaux entrants dont la stratégie est résolument centrée sur une approche client. Les acteurs du secteur doivent donc adapter leur positionnement face à ces changements structurels qui dépassent largement les confins de l’édition. La chaîne du livre s’en trouve donc renouvelée. Cette tendance risque d’être renforcée par l’arrivée des supports dématérialisés qui offrent de nouveaux créneaux d’exploitation.
On note à ce titre que la demande est de plus en plus analysée dans certains genres littéraires à la mode tels que les littératures policière ou la science fiction. Les lignes éditoriales ont tendance à prendre en considérations les caractéristiques de la demande afin de proposer une offre qui soit en adéquation.